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2e CONGRES INTERNATIONAL DE CARDIOLOGIE DU TOGO/SOCART

La société de cardiologie du Togo SOCART tient depuis ce 20 février son 2e congrès international scientifique de haut niveau de cardiologie avec pour thème « syndrome métabolique et maladies cardiovasculaires, quelles solutions pour l’Afrique ? ». Les travaux qui vont durer 3 jours vont permettre aux cardiologues de faire l’état des lieux de cette affection, partager les expériences et les résultats des recherches afin de mettre au point de nouvelles stratégies de lutte contre cette maladie.

Ce deuxième congrès scientifique international de la Société de Cardiologie du Togo à identifier le bouchon artériel encore appelé athérosclérose comme ennemis public numéro 1. Cette maladie est si redoutable qu’elle tue chaque année 17,5 millions de personnes dans le monde selon l’OMS. Loin devant les autres pathologies avec à elle seule 31% des cas de mortalité. La première cause et de loin la plus importante est le syndrome métabolique. Il s’agit d’une association vicieuse d’un ensemble de signe physiologique lié à l’obésité, le diabète, le mauvais cholestérol et l’hypertension artériel. Au Togo de récentes études dans la population révèlent que 30% des adultes souffrent d’hypertension artérielle, 7,3% de diabète et 15% d’obésité. La menace est donc réelle et appelle à des mesures urgentes et efficientes d’où la problématique de ces assises 

Un des grands facteurs aggravant du syndrome métabolique est l’ignorance des populations. A tors celles-ci considèrent le mal comme un signe d’aisance et de réussite. L’embonpoint et le fameux gros ventre encore « ventre administratif » en sont des illustrations parfaites. D’où l’enjeu de ces assises qui consistent à mettre en place des stratégies innovantes et robustes pour rompre ce cercle vicieux.

Dans cette démarche la Société de Cardiologie du Togo n’est pas seule. Elle se fait accompagnée par des sociétés sœurs venues de la Côte d’Ivoire, parrain scientifique des présentes assises, du Bénin, du Niger, du Burkina Faso, du Sénégal, de la Guinée, du Congo et de la France.

Dans le contexte de la mise en œuvre du Plan National de Développement Sanitaire, les plus hautes autorités togolaises ambitionnent de réduire drastiquement le taux de prévalence de l’hypertension artériel au Togo de 305% en 2016 à 105% d’ici à 2022. Le Gouvernement attend donc beaucoup des recommandations de ces assises pour bâtir un système de santé fort et résilient pour le bien-être des populations.

Tchaazing’nam BAGAH

Mise en ligne Elie AGBA-GNADAO

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