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LE PRESIDENT DU NIGERIA, MUHAMMADU BUHARI SUCCEDE AU TOGOLAIS FAURE GNASSINGBE A LA TETE DE L’ORGANISATION

La 53ème session ordinaire de la conférence des chefs d’Etats et de gouvernement de la Communauté Economique de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a pris fin le mardi 31 juillet à Lomé
avec l’élection du président de la République du Nigeria, Muhammadu Buhari.

Le président de la République du Nigeria présidera pour les douze prochains mois, la Conférence des chefs d’Etats de la CEDEAO, succédant ainsi au chef de l’Etat togolais, Faure Gnassingbé.
Les travaux ont été sanctionnés par un communiqué final relatif aux questions sociopolitiques, institutionnelles, économiques et monétaires. La conférence a félicité les chefs d’Etat membres de la Task Force pour les progrès réalisés dans la mise en oeuvre des activités de la feuille de route de la monnaie unique de la CEDEAO pour les résultats atteints.

Il est également consigné dans ce document le volet intégration axé sur la libre circulation des personnes et des biens, la signature des accords de partenariat économique entre la région
Afrique de l’Ouest et l’Union Européenne, le lancement du libre échange continental africain et le déficit agricole observé au cours de la campagne 2016/2017 dans certains Etats membres de la
Communauté. Le communiqué évoque également la situation sociopolitique en Guinée Bissau, en Gambie, au Mali et au Togo relative à la paix, la sécurité et la démocratie. S’agissant du cas particulier du Togo, les chefs d’Etat et de gouvernement plaident pour la libération des personnes arrêtées lors des manifestations politiques. Ils condamnent le recours à la violence, notamment à l’usage d’armes qui sont exclusivement réservées aux forces publiques.

La conférence exhorte les acteurs politiques et la société civile à s’abstenir en toute circonstance, d’actes et propos susceptibles d’alimenter de nouvelles tensions et de compromettre les efforts en cours, intimant l’ordre aux forces de sécurité à faire preuve de professionnalisme dans leur mission de maintien de l’ordre. Les chefs d’Etats ont, en outre, proposé la révision intégrale du fichier électoral et l’organisation le 20 décembre prochain, des élections législatives. Ils invitent les acteurs politiques à opérer les réformes constitutionnelles et institutionnelles en optant pour l’élection du président de la République, le mode de scrutin à deux tours, la limitation à deux du nombre de mandat présidentiel, la recomposition et la limitation du nombre de mandat des membres de la Cour Constitutionnelle et le renforcement du processus électoral.

La Conférence a décidé de l’institution d’un comité de suivi composé des représentants des facilitateurs, de la majorité au pouvoir, de la coalition des 14 partis de l’opposition togolaise et de la
Commission de la CEDEAO, pour assurer le suivi de la mise en oeuvre des présentes décisions. Elle instruit enfin la commission de la CEDEAO à poursuivre son soutien aux facilitateurs.
Abuja, la capitale nigériane est retenue pour abriter en décembre 2019, la prochaine session ordinaire de la Conférence.

ATOP/SAS/KYA

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