EXAMEN PERIODIQUE UNIVERSEL: LES RECOMMANDATIONS FAITES AU TOGO RESTITUEES

Participants

Les recommandations issues du passage du Togo devant le conseil des droits de l’homme dans le cadre de l’Examen Périodique Universel (EPU) ont été restituées aux représentants des institutions nationales, des agences du Système des Nations Unies (SNU), des organisations de défense des droits de l’homme et des médias au cours d’un atelier tenu le vendredi 20 janvier à Lomé.

Organisée par le ministère des Droits de l’Homme, de la Consolidation de la Démocratie et de la Formation civique, cette rencontre a permis de partager avec les participants les différentes recommandations afin de leur permettre de proposer des stratégies pour leur mise en oeuvre efficace.

Selon les organisateurs, le Togo a été apprécié pour les avancées enregistrées dans le domaine des droits de l’homme. Il a reçu des encouragements du conseil des droits de l’homme et bénéficiera de l’accompagnement de plusieurs pays pour une évolution plus positive de sa situation en matière des droits de l’Homme.

Sur les 133 recommandations, 89 ont été acceptées, 23 sont exécutées ou en cours d’exécution, 10 font l’objet de réflexion jusqu’en mars 2012 (l’une d’entre elles vient d’être adoptée par le parlement relativement à la ratification de la convention de l’UNESCO en matière de discrimination dans l’éducation) et 11 ont été rejetées.

Ces dernières ont trait au statut de Rome relatif à la cour pénale internationale, à l’orientation sexuelle et au pacte international sur les droits économiques, sociaux et culturels.

Les recommandations retenues concernent des domaines spécifiques comme le
renforcement des capacités des institutions et des acteurs; la promotion et la protection des droits catégoriels (femmes, enfants, personnes âgées et handicapées) et l’harmonisation de la législation nationale avec les instruments ratifiés.

La ministre en charge des Droits de l’Homme, Léonardina Wilson-de Souza a relevé les progrès enregistrés par le Togo en matière des droits de l’homme, soulignant que la jouissance effective de l’ensemble des droits humains est subordonnée à un niveau de développement économique et par un sursaut national. «Nous devons accepter de sortir des considérations égoïstes pour construire ensemble un pays ouvert à la concorde et à la paix», a-t-elle indiqué.

La ministre a précisé qu’au terme de ces assises, une feuille de route de définition du rôle des divers acteurs sera arrêtée pour la suite du processus qui devra conduire à l’élaboration du plan d’action national de mise en oeuvre des recommandations.

Mme Wilson-de Souza a remercié les partenaires au développement et les organisations de la société civil pour leurs appuis, et souligné que le gouvernement compte sur leur partenariat pour mieux remplir ses obligations, sensibiliser et former les populations à la citoyenneté et au respect des droits de l’homme.

La représentante du Haut Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (HCDH) au Togo, Olatokunbo Ige a réitéré la disponibilité de son bureau à accompagner le Togo dans la réalisation des droits de l’homme au profit des populations.

ATOP/MEK/JK/BS

Print Friendly