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LE MINISTRE DE L ECONOMIE MARITIME A LA RENCONTRE DES ACTEURS PROFESSIONNELS DE LA PECHE

Pour une professionnalisation du secteur de la pêche et de l’aquaculture au Togo, en conformité avec les lois de la sous-région, il faut la mise en place d’un cadre spécifique des acteurs non étatiques. Une rencontre a été organisée à cet effet, ce lundi 07 Décembre 2020, avec lesdits acteurs pour la cause. C’était en présence du ministre en charge de l’économie maritime.

La région ouest africaine contribue à hauteur de 21% à la production aquacole de l’Afrique, et à 57% de l’Afrique subsaharienne. Au Togo, le secteur contribue à 4% au PIB du secteur primaire, et emploie plus de deux milles personnes dont dix milles pêcheurs et 12 milles marailleuses et transformatrices de poissons. Malgré les efforts consentis, les difficultés persistent. La mise en place de la plateforme nationale des acteurs non étatiques de la pêche et de l’aquaculture, et leur formation, cible la professionnalisation du domaine.

« Nos partenaires de la CEDEAO appuyés par l’Union Européenne veulent nous organiser comme tel, pour faire partir désormais d’une entité commune. Nous serons reconnus, et il y aura des appuis techniques et financiers directs »,

La pêche fournit au Togo, environs 25000 tonnes de poissons par ans, et couvre 30% des besoins de la population.

 « Un certain nombre de contraintes ont été relevées, c’est la surexploitation des stocks, la pêche illicite non déclarée, non réglementée, le changement climatique, la pollution des écosystèmes marins et côtiers, l’insuffisance de la coordination et la collaboration entre les états, et l’insuffisance des moyens financiers. Lorsque tout sera structuré, cela permettra au pouvoir public d’avoir en face, un interlocuteur, pour justement lever ces contraintes » a déclaré le ministre en charge de l’économie maritime, Edem Kokou TENGUE.

Cette rencontre facilitée par la PESCAO vise une approche participative et inclusive de tous les acteurs non étatiques afin de leur permettre de jouer pleinement leur rôle, et ainsi mieux s’impliquer dans le développement durable du secteur de la pêche, et de l’aquaculture.

Ulrich AMEGA

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