POUR UNE PRESSE DE QUALITE: DES JOURNALISTES SE FORMENT SUR L’IMPORTANCE DE LA LIBERTE DE PRESSE ET SES GARDES FOUS

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Le ministère de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique, avec l’appui financier de l’UNESCO organise du 13 au 18 février à Lomé, un atelier de formation des professionnels des médias publics et privés sur le thème : « L’importance de la liberté de presse et ses gardes fous ».

Cet atelier de renforcement de capacité qui se déroule en deux phases d’une durée de trois jours chacune entend donner l’opportunité à quarante hommes des médias de Lomé et de l’intérieur du pays de mieux cerner le concept de la liberté de presse et le cadre dans lequel elle s’exerce pour jouir pleinement de cette liberté dans un contexte de sécurité publique et de respect des principes fondamentaux. Il s’agit de permettre aux journalistes d’abord de prendre conscience de leurs rôles dans un contexte de liberté de presse au profit de la démocratie et du développement et ensuite de mieux connaître l’étendue et les limites légales de la liberté de presse afin de donner des informations justes et crédibles à leurs lecteurs, auditeurs et téléspectateurs.

Les participants approfondiront leurs connaissances sur le sujet à travers des enseignements théoriques et pratiques dispensés par d’éminents formateurs sur des sous thèmes relatifs à la liberté de la presse dans le monde, la déontologie de la presse, la jurisprudence de la cour africaine des droits de l’Homme en matière de liberté de presse, les principes d’accès aux sources d’informations et les mécanismes de régulation et d’auto régulation de la presse.

Pour le ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique, Guy Madjé Lorenzo le thème de cet atelier « nous amène à nous s’interroger sur les droits et devoirs du journaliste en matière de la liberté d’expression dans notre pays ». Selon lui, la reconnaissance de la liberté de presse par notre loi fondamentale dénote de l’importance de celle-ci car dit-il, elle dissipe l’ignorance, éveille les peuples et les dirigeants à tous les niveaux, et contribue à la transparence de la gouvernance. Il a fait savoir que la constitution, les autres lois, la Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) et l’Observatoire Togolais des Médias (OTM) encadrent la liberté de presse.

Pour le ministre Lorenzo, aucun togolais ne peut douter aujourd’hui des avancées dans le domaine de la liberté de presse, le pays s’étant même doté de l’un des dispositifs les plus libéraux de la sousrégion. D’après lui, il appartient maintenant aux professionnels des médias de faire un usage judicieux de l’arsenal juridique dont dispose le pays, en faisant leur travail dans le respect de l’éthique et de la déontologie du métier pour ne pas mettre en péril cette liberté.

Le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche, Octave Nicoué Broohm, président de la Commission nationale pour l’UNESCO a abondé dans le même sens, soulignant qu’aujourd’hui il y a un consensus sur la liberté de presse au Togo mais le problème réside au niveau des conditions dans lesquelles cette liberté doit s’exercer.

Selon lui, autant les journalistes doivent être la voix des sans voix autant ils doivent éviter d’être la voix des groupes de pression en ayant à l’esprit que leur travail doit se faire dans des conditions de transparence, de bonne gouvernance, de compréhension mutuelle et de la recherche permanente de la vérité , ce qui, dit-il, leur permettra « d’informer sans transformer, ni déformer ».

ATOP/MEK/ADJ