SESSION ORDINAIRE DU COMITE TECHNIQUE SPECIALISE DE L’UA : LES TRAVAUX SUR LE TRANSPORT, LES INFRASTRUCTURES L’ENERGIE ET LE TOURISME OUVERTS

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Les travaux de la première session ordinaire du Comité Technique Spécialisé (CTS) de l’Union Africaine (UA) sur le Transport, les Infrastructures transcontinentales et interrégionales, l’Energie et le Tourisme ont démarré le lundi 13 mars à Lomé.

Les travaux ouverts par le ministre togolais des Affaires étrangères, de la Coopération et de
l’Intégration africaine, Robert Dussey en présence des délégués de l’UA, se déroulent du 13 au 17 mars sous le thème « Financer les infrastructures en Afrique ». Il s’agira principalement d’examiner et d’adopter le règlement intérieur des CTS et de mettre en place son bureau et ses sous-comités ; d’analyser l’état de mise en oeuvre des décisions et déclarations adoptées lors des conférences ministérielles et des sessions antérieures de la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA sur le transport, l’énergie et le tourisme puis d’adopter des stratégies visant à faire de l’Afrique la  destination touristique la plus préférée dans le cadre de la mise en oeuvre de l’Agenda 2063 de l’UA.
L’objectif de la rencontre est d’évaluer les progrès accomplis par les institutions régionales et
internationales dans le financement des projets dans les secteurs de l’énergie, du transport et du tourisme contenues dans le Plan d’action prioritaire du Programme de développement des infrastructures en Afrique. (PAP/PIDA), les projets régionaux et autres de l’UA dans le cadre de son Agenda 2063 et d’adopter des programmes et projets d’infrastructures et les plans d’action à mettre en oeuvre aux niveaux national, régional et continental jusqu’à l’organisation de la prochaine réunion du CTS.

L’accent sera aussi mis sur l’analyse des défis et les moyens pour renforcer les capacités aux plans national et régional en vue d’encourager la participation des infrastructures financières régionales au financement du développement des trois secteurs et d’adopter la déclaration ministérielle avec recommandations issues de la réunion des experts et des plans d’action.
Durant les travaux, les experts de l’UA vont plancher sur l’énergie, notamment le développement du marché de distribution de l’électricité et la promotion des investissements ; les nouvelles initiatives, stratégies et énergies renouvelables ; le partenariat, base de données et projets phares.

Au niveau du transport, les participants vont réfléchir sur la mise en oeuvre des politiques,
programmes, projets et décisions adoptés ; l’avenir du marché unique africain du transport aérien dans le cadre de l’Agenda 2063 de l’UA ; la vision 2063 du réseau intégré de train à grande vitesse; l’accroissement de la capacité et l’efficience des ports africains pour une croissance économique et la mise en jour des plans d’action pour les transports 2017-2019.
En tourisme, il s’agira entre autres pour eux, d’améliorer la compétitivité de l’industrie touristique africain ; répondre à l’étroite gamme de produits touristiques de l’Afrique ; harmoniser la stratégie dans le secteur touristique en Afrique ; développer le capital humain dans ce secteur et de converger les politiques dans les secteurs de l’aviation civile et du tourisme.

Les décisions des experts seront adoptées au cours de la réunion des ministres le vendredi 17 mars à Lomé. Le ministre Robert Dussey a indiqué que « des études sur l’état du continent font apparaitre des contrées entièrement enclavées et le manque de moyens et de voies de communication adéquats entre la ville et la campagne, d’une part, et entre les zones de production et de consommation d’autre part ».

Cette situation, selon lui, est à la base du développement déstructuré de l’espace africain. Il a fait savoir que la mauvaise qualité des infrastructures en Afrique en matière d’alimentation électrique et en eau, de routes et de Technologies de l’Information et de la Communication (TIC), coûte à chaque pays « deux points de croissance chaque année et réduit la productivité de 40% ».

« Au regard de ce constat, la question du financement des infrastructures demeure une
préoccupation majeure pour l’Afrique qui se veut, à l’horizon 2063, une Afrique unie, prospère et intégrée » a fait remarquer M. Dussey. Par conséquent, a précisé le ministre qu’il faut accroître les investissements dans la construction d’infrastructures durables et améliorer les partenariats public-privé en Afrique afin de relever les grands défis auxquels le continent est confronté.

Le ministre des Affaires étrangères a signifié que les infrastructures sont non seulement de
véritables soubassements et de garantie des différents projets et programmes en matière de
développement mais aussi, constituent la preuve de l’engagement matériel des pays à opérer des changements adéquats pour assurer le progrès auquel le continent aspire.

ATOP/DHK/TD