REINSERTION DES EX-DETENUS AU TOGO : L’UCJG ET LE DAPR INITIENT UNE TABLE RONDE DES ACTEURS SUR LE MODELE CONVENABLE AU TOGO

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L’Union Chrétienne des Jeunes Gens (UCJG/YMCA) Togo et la Direction de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion (DAPR) ont initié une table ronde des acteurs nationaux sur le modèle de réinsertion des ex-détenus au Togo, le jeudi 8 décembre à Lomé.

Cette table ronde a été placée sous le thème « Modèle de réinsertion pour les ex-détenus au Togo, comment utiliser le cadre de la nouvelle prison civile de Kpalimé comme projet pilote ». Elle a réuni une trentaine de participants venus de la magistrature (juges et procureurs), de la DAPR, de la direction de l’accès au droit et à la justice, des régisseurs, des surveillants chefs et des psychologues de prisons, des agents des services sociaux des
prisons, des représentants de l’UNICEF, du PNUD, du BRAO, de Handicap International, du BNCE, de CORSC, de l’ONG Marem et de l’UCJG Togo.

Cette table ronde entend créer un cadre de réflexion sur le modèle de réinsertion convenable aux détenus au Togo. Elle vise spécifiquement, à faire l’état des lieux du modèle togolais de réinsertion existant en rapport avec les standards internationaux, évaluer son efficacité, faire des propositions concrètes aux autorités de tutelle pour l’élaboration d’une stratégie de réinsertion des ex détenus au Togo et proposer des pistes pour démarrer une expérience pilote dans la nouvelle prison civile de Kpalimé.

Cette dernière, contrairement aux autres, a cette spécificité de loger dans les quartiers différents, les détenus préventifs, les condamnés, les femmes et les mineurs. Selon les organisateurs, la réinsertion socioprofessionnelle des ex-détenus est essentielle. Ils estiment qu’une réinsertion réussie permettra d’éviter les récidives, donc la surpopulation carcérale et contribuera ainsi à de meilleures conditions de détention. D’après eux, s’il est normal qu’une personne détenue et condamnée doit purger une peine afin de payer sa dette à la société et se corriger, il est aussi logique que cette dernière soit réinsérée dans la société togolaise après sa libération afin de poursuivre une vie normale.

Les participants à cette table ronde suivront deux exposés sur la réinsertion des détenus au Togo et sur les besoins de la réinsertion des détenus dans le pays. Les débats leur permettront d’avoir une idée précise du modèle de réinsertion socioprofessionnelle des ex-détenus au Togo, de proposer des pistes innovantes pour son amélioration et pour la mise en oeuvre d’un modèle pilote au niveau de la prison civile de Kpalimé.

Le directeur de l’Administration Pénitentiaire et de la Réinsertion, Idrissou Akibou et le secrétaire général national de l’UCJG, Gérard Kokou Atohoun ont souligné l’importance de cette table ronde qui débouchera sur des recommandations permettant de doter par la suite le pays d’une véritable politique de réinsertion des ex-détenus afin de leur éviter la récidive ou la rechute.

Le chargé de programme à la Délégation de l’Union Européenne (UE), Bouasvan Bouasy a réitéré le soutien de l’UE à cette initiative qui contribuera au désengorgement des prisons et à l’amélioration des conditions de vie dans les maisons d’arrêt.

ATOP/MEK/TJ